Paris
1940 - 2 JOURS AVANT

L’homme fut emmené par petit avion privé vers l’aérodrome du Bourget situé à une vingtaine de kilomètres de Paris. Bien qu’il fut le seul passager à bord, aucun membre de l’équipage ne lui parlait, excepté pour satisfaire ses besoins immédiats. Le vol ne fut jamais signalé que se soit au niveau civil ou militaire....

Une limousine Mercedes banalisée emporta le passager anonyme vers l’ouest de Paris, et le déposa, à sa demande, prés d’un grand immeuble, une citadelle de pierre massive riche et austère dans les environs de la Porte le la Muette.
Iil ressemblait à un employé de ministère quelconque, un membre parmi tant
d’autre de l’armée morne et sans visage qui sillonnait Paris en ce matin du 26
juin 1940.

Personne ne lui accorda un seul regard quand il se dirigea, d’un pas rapide vers
un bâtiment résidentiel de 9 étages au 25 avenue de Versailles, prés de la
Seine. L’immeuble qui dérogeait au modèle bourgeois, élevé en béton armé, se
fondait à merveille dans l’enfilade des constructions de ce quartier de l’ouest
de la capitale.

Seul un expert, doué d’une sagacité rare aurait pu remarquer quelques anomalies. En effet l’Armistice avait été signée 4 jours plutôt à Compiègne, les hostilités devant cesser le 25 juin 1940, et déjà une multitude de fonctionnaires et militaires allemands commençaient à tisser leur toile dans ce qui deviendrait un nouveau Paris.
Sans nul doute, le 25 avenue de Versailles n’avait jamais attiré l’attention des occupants des immeubles voisins – Des avocats dégarnis défendant les intérêts des familles aisées expropriées par ce nouvel envahisseur , des industriels en perte de vitesse, à la mine sinistre dans leurs
costumes.
Les gens occupant le 5éme étage du 25 avenue de Versailles arrivaient le matin et s’en allaient le soir. Qui aurait cherché à en savoir plus ? C’était la situation préféré du Conte Fritz-Dietlof von der Schulenberg : Etre caché en pleine lumière...

L’homme
esquissa un sourire à cette pensée. Qui aurait pensé en ce temps de remous
qu’une petite cellule de militaires allemands choisirait d’établir son quartier
général dans cet immeuble construit par un architecte d’origine polonaise pour
préparer un attentat contre Hitler. Au nez et à la barbe de tous ?
Architecture… Une des plus grande passion d’Hitler, qui devait l’attirer selon les informations reçus la veille vers Paris.
Il se rappela, tout en tirant sur sa cigarette, les paroles de Ginsberg
, l’architecte qui avait conçu le hall dans lequel il venait de pénétrer, pour qui l’architecture était un tout qui devait répondre et s’adapter avec toute l’efficacité possible à un programme - Et là le programme était simple…
... Fin de l'épisode1
(A suivre)
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Episode 4 - Episode 5 - Epilogue - Eléments Historiques
