Rencontre
avec MADAME LA GARDIENNE - Un volet de l'énigme résolu.
Après 3 locataires et 2 propriétaires différents, en 1999 le dernier locataire
occupant le meublé de cette résidence, maintenant sans soucis, s’aperçoit que sa
machine à laver est en panne.

Naturellement il en avise le propriétaire qui fait déplacer des plombiers afin de voir quel est le problème.

Ces derniers en dévissant la plaque métallique derrière la machine découvrent
deux sacs plastiques bleus dont un est passablement abimé, et dans le mécanisme
entrainant le tambour plusieurs balles de revolver.
Allant de surprises en surprises, ils mettent à jour dans le premier sac un « gros pistolet » dixit la gardienne, dans le deuxième : Plus de 100 balles.
L’évidence leur saute au yeux: Quelqu’un a caché il y plusieurs années cette arme et ses munitions à l’intérieur de la machine, les a placé dans des sacs en plastiques, mais à l’utilisation de la machine, la chaleur a fait fondre une partie de l’un des sac et les balles sont naturellement tombées dans le mécanisme activant le tambour et bloquant ce dernier.
Ils
préviennent immédiatement la gardienne de leur découverte qui contacte la
police. Quelle n’est pas sa surprise de voir arriver dans la demie heure qui
suit la section antiterroriste de la brigade criminelle de la PJ – Qui dans un
premier temps met tout le monde en garde à vue : Du propriétaire, aux ouvriers
en passant par notre gardienne.
Naturellement et très rapidement ces personnes sont mises hors de cause. Mais l’arme ayant été manipulée par autant de personnes il sera impossible de relever la moindre empreinte digitale exploitable dans le cadre de l’enquête – Même l’expertise balistique ne donnera pas grand chose.
Madame la gardienne philosophe et avec un grand sourire nous déclare que « Pas mal de gens à la criminelle se sont fait « taper sur les doigts » après cette découverte, et… depuis dans les procédures officielles de fouille d’appartement, plutôt que de vérifier uniquement le contenu du tambour des machines à laver, les forces de police dévissent dorénavant la plaque de fer derrière cette dernière ».
