L'ORGUEIL D'AUTEUIL

HISTOIRES. HISTOIRES
Lieu de résidences discrètes, le triangle représente, au cours de l’histoire, un endroit de résistances...

EXERCICES DE STYLE
Instantanés malicieux et pleins de leçons; la légende est aussi la réalité. Se méfier des imitations...…
L’ART DE VIVRE DANS UNE CARTE POSTALE

Habiter dans des bâtiments historiques, fussent-ils à l’avant-garde il y a un siècle. Ca se choisit d’abord, se mérite ensuite. .

Dans le Village, Hector Guimard, Mallet-Stevens et d’autres donnent le ton. La rue La Fontaine,( et l’étrange rue Agar) est un couloir classé et classieux. Dès les beaux jours, les touristes en cars, les étudiants en architecture ,du monde entier, les seniors en goguette contemplent, mitraillent avec téléphones, étudient sérieusement au fusain ou à la plume les délires géniaux réalisés par un des plus brillants créateur du XXème siècle.

Tous les immeubles sont habités. Propriétaires et locataires mènent une vie benoîte, comme vous et moi . Avec une différence : la rampe d’escalier est un objet d’art répertorié au Patrimoine et le local à poubelles est classé aux Monuments Historiques !

 

Alors on jongle avec les inconvénients et les les avantages fiscaux de la loi Malraux, et il faut l’accord de la Commission des Monuments Historiques et des Beaux-Arts pour refaire la salle de bains.

Annoncer le prix au mètre carré, en période de crise, relèverait du crime contre L’Humanité. De toutes façons il y a peu de transactions, insensibles aux prix du marché, et exceptionnellement par petites annonces.

Les habitants se répartissent heureusement entre l’ «old money », patrimoines transmis de générations en générations, avec particules plus ou moins récentes. Familles d’industriels sages et universitaires ou avocats de bon aloi.

Ils cohabitent avec les les tenants de la « new money », médecins et professeurs de spécialités juteuses, traders et « wizards » de l’informatique.


On remarque aussi un ancien journaliste de Minute spécialisé dans la dénonciation de Présidents de la République, ou bien un ex-footballeur de 98 et sa compagne, connue pour ses pubs de soutien-gorge, de charité suisse et de lunettes exotiques... 

Mais aussi des retraités, de braves commerçants, des étudiants et leurs maîtres, des comédiennes au passé glorieux, des concierges portugaises affairistes ( non , gardiennes).


La vie… Ils y sont nés, ou ils ont choisi d’y vivre par plaisir ou pour l’adresse.

Peu à peu ils se fondent dans l’atmosphère ambiante ou , alors la quittent.

 Trop lent, trop normal. Difficile d’assumer de vivre dans un décor de cartes postales culturelles, à moins d’y être naturellement à l’aise, dans ses Converse, Berlutti , Weston ou pantoufles et espadrilles.

Lorsque passent les caravanes, de touristes pressés ou du Président de la République, sirènes et sifflets hurlants…Ils rentrent chez eux.


 

 

Copyright 2009 © L'Orgueil d'Auteuil
Tous droits réservés.